Patañjali est un personnage important en Inde et comme c’est souvent le cas pour les personnages hors norme, il est relié aux mythes et légendes. Patañjali est censé être une incarnation d’Ananta, le dieu serpent.
Contrairement à la culture occidentale où l’animal a une image négative, le serpent en Inde représente l’infini, l’éternité et est lié d’un point de vue général au savoir. Par exemple, les nagas ou serpents de sagesse sont des sages qui gardent les trésors de la connaissance ; Le cobra est un animal vénéré en Inde, son aspect lisse symbolise l’unité. J’extrapole avec l’unité du système qu’est le recueil des yoga-sûtras.
Dans le cas de Patañjali, Philippe Geenens (Yogayajñavalkyam, Corps et âme, Le Yoga selon Yajñavalkya)en analysant le Natesastakam (un poème sur le dieu/déesse Shiva) fait apparaître que les vers ne comporte aucune voyelle longue car les voyelles longues en sanskrit ressemblent à des jambes, hors Ananta, le dieu serpent en est dépourvu…
Pour ma part, je pense que Patañjali a été « affilié » à Ananta principalement à cause de la symbolique de la mue du serpent, qui est une renaissance, une remise en question, un renouvellement, un nouveau cycle, qui sont des concepts présents tout au long des yoga-sûtra et du Rajah Yoga.
Ce ne doit pas nous faire perdre de vue le statut très particulier qu’a Patañjali en Inde, quelle que soit la part auteur / compilateur que nous lui attribuons : c’est un personnage déifé pour ce qu’il a apporté à la culture indienne.







Ou est-il possible de rencontrer en France des maitres » serieux susceptible d’eclairer sur le yoga de Patanjali et la pensee de SHankara sur l’Advaita et d’accompagner un travail personnel ?
Merci de me repondre
Bonjour,
Il ne m’appartient pas de répondre à une telle question car un « maître » ne sera pas forcément le bon pour telle ou telle personne. Rappelons-nous l’histoire d’un homme qui souhaitait à tout prix présenter un de ses amis au Bouddha. Le bouddha l’informa que son ami n’était pas près à le voir mais accepta d’être présenté… l’homme passa à côté de lui sans même le voir.
Bien sur il ne s’agit que d’une métaphore, mais ce qu’il faut retenir c’est qu’il s’agit de votre chemin, pas du mien. J’ai trouvé mes maîtres au fur et à mesure de mon parcours spirituel, tout seul… ils étaient sur mon chemin. Soyons prudent quand aux personnes que l’on nous recommande, il y a des escrocs partout, sous de nombreuses formes. De toute façon, quand un maître nous apparaît, le doute n’est plus là, on sait tout de suite qu’on a de la chance et qu’on est à côté de quelqu’un auprès de qui on a beaucoup à apprendre.
Bon chemin.