Patañjali appuie les techniques de Yoga qu’il présente sur les fondements métaphysique de la philosophie Sâmkhya.
Petite précision : le Yoga traditionnel indien est théiste, rassurez-vous, il ne s’appuie pas sur l’impressionnant nombre de divinités hindous, mais sur un dieu unique et suprême : Içvara. La philosophie Sâkhya est athée.
C’est pourquoi je parle de révolution : des techniques théistes sur une base athée… Il pourrait donc s’agir d’une petite révolution spirituelle mais il faut savoir que la tradition indienne considère la Sâmkhya comme le plus ancien des darçana, on peut donc supposer que Patañjali savait qu’il n’y aurait pas révolution et effectivement il n’y a pas eu.
Je pense que Patañjali voulait vraiment mettre en avant et valoriser les techniques en elles-mêmes et pour ce faire, il fallait les expurger de leurs carcans spirituels. La solution la plus simple consistait à poser un décor différent et c’est ce qu’il a fait en s’appuyant sur le Sâmkhya.
En prenant comme socle le Sâmkhya, les yoga-sûtras de Patañjali ont permis à la société indienne de ne voir que l’important : les techniques et exercices de yoga.






