atha yoganusasanam
Et maintenant, voici l’enseignement traditionnel sur le yoga
On pourrait croire que ce premier aphorisme, extrêmement simple, ne sert que d’introduction : il n’en est rien !
atha yoganusasanam
Et maintenant, voici l’enseignement traditionnel sur le yoga
On pourrait croire que ce premier aphorisme, extrêmement simple, ne sert que d’introduction : il n’en est rien !
Il est très important pour moi de clarifier le point suivant : ce blog n’est pas une source d’enseignement spirituel ! C’est tout au plus une piste de réflexion mais comme Patañjali le dit : « il faut pratiquer avec un maître » !
Partiriez-vous faire la traversée d’un océan juste après avoir lu un blog de marin ? Non ! Il vous faut les conseils quotidiens d’un capitaine, qui saura vous apprendre et vous faire partager son expérience, afin que vous puissiez faire les votres en toute sécurité.
Tout comme on n’apprend pas à naviguer avec des livres, on ne s’engage pas sur un chemin spirituel sans guide. Il vous faut partager la réalité d’une pratique profonde et régulière avec quelqu’un qui a mesuré les fruits d’une telle pratique.
Je suis sur le chemin, je peux dire quel est ce chemin, mais je ne peux pas l’emprunter pour vous et aucun livre, ni blog ne peut le faire à votre place non plus.
Swami Dayananda Sarasvati enseigne les textes sacrés de l’hindouisme depuis plus de quarante ans. Il est un enseignant confirmé du Védânta. Le Védânta est la plus répandue des six écoles philosophiques principales indiennes. Il définit la nature de l’existence.
Quand les astronautes indous font du yoga pour apaiser leur mental.
Dans le cadre de son programme de vols habités, l’Isro, l’agence spatiale indienne, s’apprêterait à recommander à ses spationautes de se livrer, lors de leurs futures missions au long cours, à des exercices de yoga en gravité zéro. Aligner tête, coeur, corps, ainsi que le suggèrent, sur Terre, les enseignants de la discipline ? L’affaire est, si l’on peut dire, de la plus haute importance et n’a rien d’une vue de l’esprit. La discipline combattrait efficacement le mal de l’espace.
On m’a posé la question suivante à plusieurs reprises : « pourquoi assimilez-vous les yoga-sûtras à de la philosophie ? »
On pourrait entamer un débat sans fin sur la nature de l’ouvrage : est-ce un traité de philosophie ? Est-ce un traité religieux ? Est-ce un traité moraliste ? Est-ce un compilé d’exercices psychologiques ? Est-ce un traité mystique ?
Patañjali appuie les techniques de Yoga qu’il présente sur les fondements métaphysique de la philosophie Sâmkhya.
Petite précision : le Yoga traditionnel indien est théiste, rassurez-vous, il ne s’appuie pas sur l’impressionnant nombre de divinités hindous, mais sur un dieu unique et suprême : Içvara. La philosophie Sâkhya est athée.
Patañjali est un personnage important en Inde et comme c’est souvent le cas pour les personnages hors norme, il est relié aux mythes et légendes. Patañjali est censé être une incarnation d’Ananta, le dieu serpent.
On attribue à Patañjali l’écriture de trois traités (Yoga-Sûtra, Mahâbhâshya, et Carakasamhita) mais on ne sait rien de l’auteur en lui-même et il apparaît évident que le traité à été enrichi au fil des siècles (au moins jusqu’au 7ème siècle).
On n’en sait rien et peu importe. Comme entrée en matière, je ne peux pas faire plus explicite.
Il importe peu de savoir au fond qui a écrit le Yoga-Sûtra car si un seul auteur, Patañjali l’a rédigé, il n’a rien créé tout seul, il n’a fait que compiler de très anciennes techniques de Yoga et de très anciens textes du Véda.
Le Yoga-Sûtra est constitué de quatre chapitres (ou livres) :